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Handicap International publie une étude sur les blessures liées à l’emploi massif d’armes explosives et leurs conséquences
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Handicap International publie une étude sur les blessures liées à l’emploi massif d’armes explosives et leurs conséquences

Qualité de vie

Publié le
lundi 27 janvier 2014 à 13:30

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60 % des personnes blessées interrogées ont été victimes d’armes explosives et présentent des dommages physiques graves. Handicap International appelle la communauté internationale à faire cesser l’usage d’armes explosives dans les zones peuplées et à garantir l’accès des populations civiles à l’aide humanitaire et aux soins. L’association attire également son attention sur le lourd héritage que le conflit syrien va laisser en termes de handicap, nécessitant une prise en charge importante et à long terme.

Handicap International souhaite attirer dès à présent l’attention sur le très lourd héritage du conflit auquel il faut se préparer : une génération de personnes blessées et handicapées

De novembre 2012 à octobre 2013, Handicap International a conduit 1.847 entretiens auprès de personnes déplacées dans les zones de Syrie où l’association intervient, en vue d’améliorer leur prise en charge physique et psychologique. Près de la moitié (913) des personnes interrogées présentaient des blessures liées au conflit actuel. Parmi elles, une sur cinq a moins de 17 ans.

Il est particulièrement préoccupant de constater que 60 % de ces blessés ont été victimes d’armes explosives, tandis que 31 % sont des victimes de blessures par balle. Les personnes blessées par des armes explosives présentent souvent des dommages physiques sévères : plus de 60 % présentent des fractures ou des fractures complexes, 25 % ont subi une amputation, 21% sont atteints de lésions nerveuses périphériques, et 7 % ont des lésions irréversibles de la moelle épinière.

« À très court terme, ces blessures nécessitent des soins immédiats et adéquats pour éviter des handicaps définitifs voire la mise en danger de la vie des victimes » , explique Martin Lagneau, directeur de Handicap International Luxembourg. Or 88,5 % de l’ensemble des personnes interrogées déclarent n’avoir pas eu d’accès satisfaisant à des services de réadaptation. Les victimes d’armes explosives ont un besoin urgent d’accéder à des services de santé appropriés pour être soignés, éviter des complications ou la mort.

Elles auront également besoin d’un soutien médical, économique et social sur le long terme, souvent leur vie durant. Leur nombre important va nécessiter des ressources considérables. Handicap International souhaite attirer dès à présent l’attention sur le très lourd héritage du conflit auquel il faut se préparer, pour une génération de personnes blessées et handicapées. L’association a pu observer dans de nombreux pays en reconstruction après un conflit (au Cambodge, en Angola, au Vietnam...) une sous-estimation des besoins en développement services de santé et de réadaptation, en formation de leur personnel et en accompagnement économique et social.

Communiqué par Handicap International / Photo ©G. Dubourthoumieu / Handicap International

Publié le
lundi 27 janvier 2014


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