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Faire bouger les lignes
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Publié le
jeudi 28 juillet 2016 à 04:00

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Ne pas subir les évolutions inéluctables de notre modèle économique, mais en être acteur à travers une véritable stratégie sur les sujets liés au développement durable, c’est l’objectif d’IMS pour le Luxembourg.

Interview de Nancy Thomas, directrice, et Christian Scharff, président d’IMS Luxembourg.

En introduction, quelle est votre vision du développement durable aujourd’hui au Luxembourg ? Est-ce qu’il y a une conscience et une intégration de ses enjeux ?

CS : Le sujet commence véritablement à s’enraciner dans le monde de l’entreprise et le monde politique. Nous constatons une réelle volonté de faire avancer le pays sur ces sujets. Nous sentons qu’il y a de plus en plus de curiosité sur le sujet et d’envie de prendre des initiatives qui vont dans le bon sens. Toutes les organisations ne sont néanmoins pas au même niveau. Le développement durable est une notion extrêmement large, certains sujets sont plus simples à aborder que d’autres, certains processus plus légers à intégrer que d’autres, mais il n’y a plus beaucoup d’entreprises qui ne sont pas actives sur au moins une des thématiques.

A quoi les différences de niveau entre les organisations tiennent-elles ?

CS : C’est une question de leadership. Il faut que le sujet soit porté par une ou plusieurs personnes qui ont une conviction forte et qui ont l’autorité, la visibilité ou les compétences nécessaires pour le faire.

Vous êtes à l’origine du projet de 3e révolution industrielle avec le ministère de l’Economie et la Chambre de Commerce. Où en sont les travaux ?

NT : Le projet a été lancé en septembre 2015, lors du forum d’IMS. Il s’agit d’une étude stratégique portant sur 6 piliers (énergie, mobilité, alimentaire, finance, agriculture, industrie et bâtiments) et 3 axes transversaux (digital et smart economy, économie circulaire, modèle social et prosumers), avec une approche “bottom up“.
Les groupes de travail ont commencé à réfléchir sur chacun de ces points en janvier. 250 personnes issues d’entreprises de tous secteurs, d’institutions et de la société civile y ont participé et ont fourni 2.500 heures de volontariat.

Ces groupes ont envoyé des notes aux équipes de Jeremy Rifkin (ndlr : économiste américain dont les théories ont inspiré le projet de 3e révolution industrielle), qui ont réagi sur chaque thématique. Les 18 experts de Rifkin et les 18 experts nationaux qui ont piloté les groupes se sont réunis il y a quelques semaines. Ils ont confronté leurs vues et dégagé des pistes de travail en vue d’élaborer une vision stratégique nationale pour 2050. Nous faisons maintenant des aller-retours entre les deux équipes pour valider la stratégie et les projets concrets qui seront développés. Tout cela sera présenté le 14 novembre, lors du forum d’IMS.

Vous menez également des activités pour favoriser la ‘durabilité’ des territoires. De quels types d’initiatives s’agit-il ?

NT : Nous sommes actifs sur plusieurs territoires où notre objectif est de déterminer comment mutualiser, échanger et partager entre voisins sur des questions aussi diverses que la mobilité, les achats, le bien-être, l’alimentation, les déchets ou l’énergie.

CS : Nous obtenons des résultats très concrets. Par exemple, sur la zone d’activités Bourmicht à Bertrange qui regroupe 6.000 salariés et qui, jusqu’à il y a peu, n’était pas desservie par les transports en commun, nous avons réuni les politiques, les entreprises, les sociétés de transports et aujourd’hui, une ligne de bus qui relie la gare au Cactus avec un arrêt à Bourmicht. Nous sommes des facilitateurs.

On ne peut pas parler d’IMS sans parler de diversité. Un état des lieux de la situation et des actions menées pour la faire progresser ?

CS : Le Luxembourg, avec 48% de ses habitants qui sont des non-nationaux, présente, par essence, une diversité culturelle extrêmement forte.

IMS a créé une Charte de la diversité il y a 5 ans. Elle est la 1re charte européenne avec 170 entreprises affiliées, soit 15% de la masse salariale. C’est un sujet que les entreprises ont pris à bras le corps car il est stratégique, en ce sens que la ressource humaine est aujourd’hui de plus en plus compliquée à trouver et à garder. Nous avons également institué une Journée nationale de la diversité. Ce qui fait le succès de nos actions en la matière est l’implication de la sphère publique. IMS est une émanation patronale. Nous travaillons avec et pour les entreprises mais, sur de nombreux sujets, dont la diversité, nous le faisons en un partenariat très proche avec le public. Lors du Diversity Day, le 12 mai, Corinne Cahen, ministre de la Famille et de l’Intégration, s’est rendue avec nous dans les entreprises pour répéter l’importance du sujet et ce n’est pas que ce jour-là qu’elle est à nos côtés.

Publié le
jeudi 28 juillet 2016


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