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samedi 23 septembre 2017

« Expression against Excision »
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« Expression against Excision »
Droits humains & solidarité

Publié le mercredi 18 janvier 2017 à 04:00

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La musique pour le respect de la dignité des femmes africaines

La Fondation Follereau organise en collaboration avec l’Atelier et la participation exceptionnelle d’Inna Modja, un concert en faveur de la lutte contre l’excision le samedi 25 février. Une occasion de rappeler qu’aujourd’hui, plus de 200 millions de jeunes filles et de femmes dans le monde sont concernées par ce problème. L’excision est une violence sexuelle mais aussi physique et psychologique, dont les conséquences sur le long-terme sont nombreuses. Elle cause de graves séquelles et de lourds traumatismes chez celles qui l’ont subie. On trouve notamment :

  • Des problèmes urinaires
  • Des problèmes vaginaux
  • Des problèmes menstruels (règles douloureuses)
  • Des problèmes sexuels
  • Un risque accru de complications pendant l’accouchement
  • Des problèmes psychologiques.

Précisons que l’excision est une altération intentionnelle des organes génitaux externes de la femmes pour des raisons non médicales. Les raisons sont plutôt d’ordre culturel, ne sont liées à aucune religion et varient souvent d’une région à l’autre. Divers facteurs socioculturels au sein des familles sont en cause. Bien souvent, on peut dire que la pression sociale pousse les femmes à perpétrer cette tradition et à se conformer à ce qu’ont toujours fait les autres avant elles. La peur du rejet par la communauté, la reconnaissance sociale ou certaines croyances traditionnelles sont autant de raisons qui poussent les femmes à faire exciser leurs filles. L’excision est aussi vue comme un rite de passage et celles qui ont passé ce rite estiment que si elles l’ont fait, les plus jeunes doivent le faire aussi.

Pour lutter contre cette pratique, la Fondation met en œuvre deux projets, l’un au Mali et l’autre au Burkina Faso. Au Mali, où 89 % des filles et des femmes de 15 à 49 ans sont excisées, aucune loi n’interdit la pratique. La Fondation met en œuvre, à travers son partenaire local, une association de femmes maliennes, des programmes de sensibilisation dans différents villages afin de faire signer aux villageois des conventions d’abandon de la pratique. À travers la mise en place et le suivi d’activités génératrices de revenus, la Fondation participe à la reconversion d’anciennes exciseuses qui abandonnent l’excision au profit d’une nouvelle activité. Au Burkina Faso, on parle de 76% de jeunes filles et de femmes excisées. Dans la province de la Sissili, la Fondation réalise un travail de sensibilisation dans les villages, à l’attention des leaders d’opinion et des communicateurs traditionnels, mais aussi dans les écoles en participant à la formation des enseignants sur les dangers de l’excision, le sujet ayant été ajouté au programme national en 2016. Enfin, par le biais des séances de sensibilisation, la Fondation identifie des femmes souffrant des séquelles de l’excision et met tout en œuvre pour qu’elles bénéficient d’une réparation chirurgicale.

Née au Mali, Inna Modja a elle-même subie une excision à l’âge de cinq ans. Elle se bat grâce à la musique pour sensibiliser sur les conséquences néfastes des mutilations génitales féminines. Pour assister à son concert et ainsi participer à la lutte contre l’excision, il suffit de se rendre sur le site de l’Atelier : http://m.atelier.lu/Upcoming-Shows/Inna-Modja

Communiqué par la Fondation Follereau

Publié le mercredi 18 janvier 2017


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