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Eradiquer la pauvreté ; soutenir le développement durable
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Eradiquer la pauvreté ; soutenir le développement durable

Politique & Gouvernance

Publié le
jeudi 18 juillet 2013 à 08:30

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Alors que les Aides Publiques au Développement mises en place en 2000 lors du Sommet du Millénaire devraient prendre fin en 2015, la Commission européenne a adopté, hier, une nouvelle proposition de financement commune pour lutter contre la pauvreté et soutenir le développement durable.

L’argent seul ne suffit pas

Considérée comme un « autre grand pas vers la mise en place de l’avenir après 2015 » par Andris Piebalgs, commissaire au Développement, cette proposition s’inscrit dans la suite des Aides Publiques au Développement (APD) mises en place en l’an 2000 lors du Sommet du Millénaire organisé en concours avec les Nations Unies et après quoi les Objectifs Développement Durables (ODD) avaient suivis, ouvrant ainsi la voix à l’ensemble des pays et non seulement à ceux en voie de développement.

Bien que l’accent soit à nouveau mis sur les pays en développement, l’approche de cette nouvelle action se veut universellement applicable avec des principes auxquels chaque citoyen pourrait être sensibilisé et adhérer.

« Nous devons utiliser toutes les ressources disponibles et regarder des façons nouvelles, novatrices et fiables de consolider notre lutte pour l’extermination de la pauvreté », insiste Andris Piebalgs.

De son côté, le commissaire à l’Environnement, Janez Potocnik, affirme que cette décision « permet d’allier la mise à jour des Aides Publiques au Développement et les conclusions de sommet Rio +20 ». « Nous complétons ainsi notre vision commune aujourd’hui en confirmant que nous rassemblerons aussi les pistes de financement. »

Meilleures cohérence et coordination

Conscient que « l’argent seul ne suffit pas », la Commission européenne désire mettre en place des financements liés à des objectifs stratégiques, visant notamment à surmonter les blocages. Ces financements, qu’ils soient publics, privés, à échelle nationale ou internationale seront les bienvenues.

Autres pistes de principes : demander aux économies émergentes (autrefois considérés comme pauvres mais qui sont aujourd’hui en pleine croissance), ainsi que les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure de contribuer à leur tour pour aider les plus vulnérables.

Par ailleurs, la Commission européenne rêve de créer des synergies afin que chaque Euro dépensé dans un domaine puisse avoir des effets positifs sur les autres domaines (par exemple : la meilleure sécurité alimentaire est essentielle pour l’extermination de pauvreté et peut être réalisée par la meilleure conservation de biodiversité et des forêts, qui aident à son tour à combattre le changement climatique), ainsi que d’une meilleure transparence.

Enfin, il paraît évident pour la Commission que les pays bénéficiaires devraient pouvoir prendre part au projet en identifiant et décidant eux-mêmes des priorités de répartitions des ressources accordées entre les différents objectifs stratégiques.

Ceci, espère la Commission européenne, devrait permettre plus de cohérence et une meilleure coordination de financement spécifique et des processus de négociation internationaux en cours.

Ces propositions vont être examinées par les députés européens et les ministres des États membres. La nouvelle approche devrait entrer en vigueur en 2016.

Avec la Commission européenne / Photo ©PublicDomainPictures sur Pixabay

Publié le
jeudi 18 juillet 2013


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