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Coûteux et polluant, le transport de marchandise se retrouve dans le viseur de l’Europe
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Coûteux et polluant, le transport de marchandise se retrouve dans le viseur de l’Europe

Politique & Gouvernance

Publié le
mardi 15 avril 2014 à 07:00

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Selon la Commission, améliorer la réglementation en matière de transport routier de marchandises sera bénéfique pour les entreprises du secteur, les chauffeurs et l’environnement. Un rapport sur l’intégration du marché intérieur des transports routiers qui va dans ce sens sera présenté au Parlement européen et au Conseil en vue de discussions plus approfondies.

C’est l’occasion pour l’Union d’améliorer l’efficacité de son économie et de réduire les émissions de gaz à effet de serre dues au transport.

Le vice-président de la Commission européenne, Siim Kallas, chargé des transports, préconise une simplification et une clarification des règles de l’UE en matière de transport routier de marchandises. Il a lancé cet appel suite à la publication, le 14 avril, d’un rapport sur l’intégration du marché intérieur des transports routiers. D’après les conclusions de ce rapport, si des progrès ont été faits, supprimer les restrictions restantes serait une bonne chose pour l’économie européenne et l’environnement.

Tous les jours, pratiquement un quart des poids lourds roulent à vide sur les routes européennes, sur leur trajet de retour ou entre deux chargements. Ouvrir davantage les marchés nationaux du transport routier à la concurrence aiderait à limiter les trajets à vide et à accroître l’efficacité du secteur, d’après le rapport.

Le vice-président Kallas a observé : « Les règles actuelles sont coûteuses en ressources pour les entreprises européennes et sont défavorables à tous les usagers de la route, ainsi qu’à l’environnement. Les entreprises du secteur doivent pouvoir s’appuyer sur des règles claires et, dans le même temps, les chauffeurs doivent pouvoir bénéficier de bonnes conditions de travail. J’espère que la prochaine Commission continuera dans cette voie. »

Des régles plus strictes pour réduire les émissions de GES

Les autorités de contrôle des États membres doivent intensifier leurs efforts dans le sens d’une application plus efficace et homogène de la législation en vigueur. La Commission et l’UE peuvent les aider en clarifiant les règles qui sont comprises, interprétées et mises en œuvre différemment d’un État membre à l’autre.

Pour attirer de nouveaux chauffeurs dans le secteur du transport routier et pouvoir faire face à la demande attendue de transport de marchandises, il faut veiller à appliquer plus strictement les règles en matière sociale.

C’est l’occasion pour l’Union d’améliorer l’efficacité de son économie et de réduire les émissions de gaz à effet de serre dues au transport.

20 % de tous les camions dans l’UE roulent à vide

Pratiquement trois quarts (72 %) des marchandises transportées par voie terrestre dans l’UE sont acheminés par la route ; ce secteur d’activité génère un chiffre d’affaires annuel de 300 milliards d’euros et représente environ 2 % du PIB de l’UE.

Le transport terrestre, dont fait partie le transport routier, est le seul mode de transport dans lequel la productivité de la main-d’œuvre a diminué depuis 2001 (-0,2 %).

Le transport domestique représente 67 % du transport routier dans l’UE. Toutefois, les transporteurs étrangers ont toujours un accès très limité aux marchés nationaux.

Souvent, les poids lourds circulent à vide : 20 % de tous les camions dans l’UE roulent à vide et ce taux atteint 25 % en transport national.

On dénombre environ 600.000 entreprises sur le marché des transports routiers, en grande partie des PME, qui emploient près de 3 millions de personnes.

Le secteur des transports routiers va être confronté à une pénurie de chauffeurs dans un avenir proche. La profession fait face à un vieillissement et n’est pas considérée comme attrayante. Les conditions de travail sont perçues comme étant difficiles et les États membres n’appliquent pas les dispositions sociales de manière cohérente.

Une étude récente du Parlement européen chiffre le coût des dernières restrictions au cabotage à environ 50 millions d’euros par an. Supprimer les restrictions au cabotage contribuerait à réduire le nombre de trajets à vide car il serait alors plus facile pour les transporteurs de combiner des chargements et de mettre à profit les trajets de retour. Cela permettrait également d’optimiser la gestion des flottes, ce qui aurait pour effet d’accroître l’efficacité générale de la logistique dans l’économie de l’Union, celle-ci pouvant ainsi continuer à offrir un environnement propice à la production et au commerce.

Communiqué par la Commission européenne / Photo ©Gickel sur Pixabay

Publié le
mardi 15 avril 2014


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