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mercredi 18 octobre 2017

Achats durables, des retours tangibles pour les entreprises
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Achats durables, des retours tangibles pour les entreprises
Qualité de vie

Publié le mardi 15 novembre 2016 à 04:00

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« Les entreprises consacrent deux-tiers de leur chiffre d’affaires à leurs dépenses, en conséquence à leurs achats », apprend-on sur le site Web d’IMS Luxembourg.

Les entreprises ont un rôle primordial à jouer dans une consommation plus responsable. Néanmoins, elles ne savent pas toujours par où commencer pour y parvenir, quel objectif viser, sur quels points travailler pour obtenir les résultats escomptés, ni selon quels critères sélectionner leurs fournisseurs. C’est la mission d’IMS que de les accompagner dans cette approche.

Tout d’abord, comment définit-on une politique d’achats durables ? « Une politique d’achats durables doit découler d’une stratégie RSE. Il s’agit d’intégrer la RSE au cœur des achats. Cela implique de formaliser une charte, de déterminer une série d’engagements et de dresser une check-list des questions à poser à ses fournisseurs », explique Camille Gaudin, Project Manager en charge du projet Achats durables chez IMS. « C’est souvent l’angle d’attaque le plus pragmatique d’une stratégie RSE. Les PME – principalement - commencent par travailler sur leurs achats parce que c’est ce qui apporte les retours les plus tangibles », précise Nancy Thomas, directrice.

Pour la mettre en place, on commence par dresser un état des lieux, analyser ses pratiques, lister ses fournisseurs et segmenter ses achats. « Il faut se concentrer sur une ou plusieurs familles d’achats en particulier avant de systématiser à tous les achats, et déterminer où se trouve le plus important potentiel d’amélioration en sélectionnant les fournisseurs les plus stratégiques », indique Camille Gaudin. Et ne pas perdre de vue qu’en matière d’achats durables, il n’y a pas de solution miracle mais que « tout est une question d’équilibre, de pondération entre les critères économiques, écologiques et sociaux ».

Les enjeux sont multiples. Être curieux des pratiques de ses fournisseurs, c’est les inciter à se remettre en question et à adopter des méthodes plus écologiques et plus sociales. Connaître leurs pratiques, c’est gagner en transparence, donc valoriser son image, donc se distinguer de ses concurrents. Par exemple, être sûr que les droits de l’Homme soient respectés dans sa filière de production est un élément essentiel de réputation pour une entreprise de l’industrie textile. Connaître les pratiques de ses fournisseurs est aussi une manière de contrôler sa chaîne d’approvisionnement et de garantir la santé et le bien-être de ses clients et de ses collaborateurs. Quand on achète des fournitures de bureau durables et quand on conçoit ses locaux avec des matériaux sains, on évite notamment certains ennuis de santé à ses usagers et on réduit ainsi l’absentéisme.

Le travail d’IMS sur les achats durables se focalise sur 2 sujets : l’alimentation et la communication.

En ce qui concerne le volet « alimentation », des micro-actions ont été mises en place et continuent à être développées au Kirchberg. Elles visent notamment dans les cantines d’entreprises un approvisionnement local, biologique et équitable, une optimisation des quantités d’achat et une analyse du cycle de vie des produits pour réduire le gaspillage, ainsi qu’une meilleure gestion des déchets. Un guide pratique regroupant les solutions concrètes trouvées par les entreprises qui ont participé aux groupes de travail a été édité et distribué auprès des entreprises membres d’IMS en 2015.

Pour ce qui est du volet « communication », IMS a proposé cette année un cycle de formation qui s’est articulé autour de 5 thématiques : Sélectionner ses objets marketing, Organiser un événement responsable, Dématérialiser sa communication, Sélectionner ses fournisseurs et Définir sa politique papier. « Parfois, avant même de travailler avec ses fournisseurs, il y a des actions simples à intégrer dans ses pratiques internes : réduire les impressions, régler les imprimantes pour qu’elles impriment automatiquement en recto-verso, dématérialiser certains supports de communications, etc. », rappelle Nancy Thomas. Comme pour l’alimentation, ce cycle de formation débouchera sur la publication d’un ouvrage qui reprendra les bonnes idées et les bonnes pratiques qui auront émané des discussions. Ce guide est attendu pour début 2017. Il sera distribué dans le cadre d’une conférence de rendu.

Photo : Anouk ANTONY/WORT – Conférence de rendu du projet Achats durables alimentaires

Mélanie Trélat

Publié le mardi 15 novembre 2016


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