4x3 et Infogreen prennent racine

4x3 et Infogreen prennent racine

Parce qu’ils permettent de favoriser la biodiversité, de réduire les ilots de chaleur, d’améliorer la qualité des sols et de l’air et de préserver le climat, 4x3 SIS a décidé de monter son programme de renaturation et d’attribuer un budget à la plantation de haies vives, d’arbres de forêt et d’arbres fruitiers, avec son partenaire natur&ëmwelt. Un projet qui se poursuivra d’année en année.

Les deux piliers d’un même projet… D’abord, lors des évènements de lancement de 4x3 magazine, 4x3 SIS accueille quelque 300 personnes chaque année. En 2020, 4x3 SIS et Infogreen ont décidé de planter 1 m2 de haie vive ou de forêt pour chaque participant, ce qui représente une enveloppe globale de 2 000 euros.

La haie joue plusieurs rôles fondamentaux : placée de sorte à couper – donc à structurer — le paysage, elle protège du vent, retient l’eau, apporte de l’ombre et génère ainsi un microclimat propice à la pousse de baies, champignons, mousses, etc. Elle fournit donc de quoi se nourrir, s’abriter et se protéger à de nombreux insectes, reptiles et petits mammifères. On parle également de trame verte pour reconnecter ensemble les différents milieux et habitats écologiques. Comme le trottoir en ville, la haie permet à la faune de se mouvoir en toute sécurité. « Les haies constituent un biotope à elles seules, utile aussi bien pour la faune que pour la flore », souligne Nicolas Hormain, responsable communication & fundraising chez natur&ëmwelt, Fondation Hëllef fir d’Natur.

Quant à la forêt, elle est un centre névralgique pour toute une variété de végétaux et pour d’autres animaux pour qui elle constitue un refuge et une source intarissable de nourriture. De plus, parce qu’elle retient le CO2 et produit de l’oxygène, parce qu’elle procure de l’ombrage, donc de la fraîcheur, elle est un élément essentiel à la préservation du climat. « La plantation d’une forêt de 5 000 arbres permettrait de compenser les émissions de CO2 d’une vie humaine, après réduction », d’après natur&ëmwelt.

Ensuite, 4x3 SIS et infogreen vont appliquer la même démarche pour les mécènes qui soutiennent le magazine : chacun d’entre eux participera en sa qualité de mécène et donateur à la plantation d’un verger avec des arbres fruitiers plantés en son nom, voire s’il le souhaite par ses propres soins, dans un des vergers de natur&ëmwelt.

Il est question ici de variétés rares de pommiers, poiriers ou cerisiers à haute tige, qui ne sont plus exploités à cause de la lenteur des rendements en fruits, et de la rarification de la diversités des variétés proposés en commerce. « Nous avons sélectionné une variété de pommes mixte, la Duchesse de Luxembourg, qui est très juteuse, légèrement acide, qui a un goût exceptionnel et qui, en plus, a une chair ferme qui fait qu’elle se tient bien à la cuisson et se cuisine merveilleusement bien. Nous replantons des arbres de cette variété pour la préserver, mais aussi pour la retrouver dans la nature », explique Nicolas Hormain.

Les vergers à hautes tiges, comme ceux de natur&ëmwelt, apportent une biodiversité intéressante. « On va laisser du bois mourir, des troncs qui vont se creuser et offrir un abri à des chouettes, des chauves-souris, des insectes, des oiseaux ou des reptiles. Le verger est un milieu où il y a moins de protection pour eux que dans une haie, mais où ils trouvent de la nourriture en abondance et de l’ombrage. Le lérot, un petit loir avec un masque noir, en est typique. D’un point de vue historique, chaque village avait autrefois un verger, situé juste à son entrée, qui permettait d’éviter qu’il soit balayé par de grands vents ou, quand il se trouvait en flanc de colline, qu’il subisse des grandes coulées d’eau en cas d’averse. Les vergers faisaient partie de l’environnement périurbain façonné par l’Homme », raconte-t-il.

À raison d’un verger pour l’ensemble des mécènes dès la première année, une dizaine d’arbres fruitiers seront plantés. Le budget, d’une centaine d’euros par plan, intègre l’arbre lui-même et les protections qui sont destinées à le défendre ce bois tendre contre les dents voraces des moutons et chèvres qui assurent une tonte naturelle du terrain.

Ces arbres seront plantés à l’occasion de la Journée de l’arbre, mi-novembre, période propice à un enracinement solide, lors d’un évènement en plein air qui rassemblera les mécènes de 4x3 magazine. Le choix du lieu n’est pas encore arrêté. « Le lieu dépendra de la variété de fruits que nous choisirons, en fonction des besoins, mais il s’agit toujours de vergers bio, implantés dans des lieux magnifiques, en général sur des collines entourées d’un superbe paysage. Cela pourrait très bien être dans notre grand verger de Peppange qui ne fait que des poires ou dans celui d’Ettelbruck qui est consacré aux prunes et cerises. Les fruits de ces vergers sont récoltés par des sections locales ou par les scouts, nous organisons également une journée familiale à Bettembourg où le public est invité à ramasser les pommes. Mais, en ce qui concerne les arbres 4x3, il faudra attendre au moins 5 ou 6 ans qu’ils soient assez forts pour produire des fruits », conclut Nicolas Hormain.

Mélanie Trélat

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Publié le mardi 18 août 2020
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